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Conférence : Empreintes d’encre et de cire : à la découverte des document scellés

Une collecte de sceaux est actuellement en cours aux Archives départementales de la Haute-Vienne à Limoges. Dans le cadre de cette collecte, plus d’un millier d’empreintes ont été déjà saisies sur la base SIGILLA. Il s’agit d’un corpus riche et varié qui reflète l’histoire et les acteurs limousins locaux. Pour conclure cette collecte et valoriser les sceaux analysés, Cyril Auxépaules, chercheur engagé par SIGILLA donnera une conférence intitulée :

Empreintes d’encre et de cire : à la découverte des documents scellés
Jeudi 28 mai 2026 à 18h
Salle des conférences des AD Haute-Vienne
1 All. Alfred Leroux, 87000 Limoges

La conférence sera suivie par un atelier pratique lors duquel vous pourriez assister à l’identification de sceaux.

L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Venez nombreux et découvrez le travail derrière les coulisses d’un sigillographe !

Tolkien héraldiste : Conférence de la SFHS

La Société française d’héraldique et de sigillographie continue ses conférences mensuelles ce 21 mai prochain à 17h. L’invité de la soirée est M. Raphaël Vaubourdolle qui nous parlera du monde imaginaire de J.R.R. Tolkien avec sa communication « Tolkien héraldiste. Place et histoire des armoiries dans les œuvres de J.R.R. Tolkien (1892-1973) ». Ensemble nous découvrons le paysage héraldique des elfes, hommes, nains, orques et autres gobelins.

La conférence aura lieu au Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN) – salle d’Abâtre, 11, rue des Quatre-Fils, Paris – ou bien en visio via ce lien.

Pour plus d’informations autour des activités de la SFHS, rendez-vous sur son site.

Ateliers pratiques lors des Journées Biblissima+ 2026

Les Journées Biblissima+ auront lieu les 20 et 21 mai 2026 au Campus Condorcet. Les organisateurs ont décidé de changer le format cette année et proposeront quelques ateliers pratiques lors de la première journée. Le motif de ces ateliers est à expérimenter les outils et à co-construire la fédération de recherche. Lors de cette série de quatre ateliers, vous pourriez vivre et tester les outils conçus dans le cadre de ce beau projet qui est Biblissima+.

C’est dans ce cadre que vous pourriez avoir une avant-première de nouveaux outils conçus pour la base SIGILLA : un module épigraphique et un module héraldique.

Le module épigraphique est un outil qui reconstitue la légende présente sur un sceau grâce à un clavier virtuel et une police de caractères semi-imitative. Cet outil permettra pas seulement un meilleur déchiffrage de la légende, mais aussi une possibilité d’observer l’évolution de certaines lettres.

Le module héraldique, de son côté, permet la reconstruction visuelle des motifs héraldiques présentes sur les sceaux et une analyse approfondie des éléments héraldiques. Il décrit, bien sûr, les armoiries, mais aussi les éléments para-héraldiques (cimier, lambrequins, etc.). Ainsi, une analyse globale de la mise en scène héraldique sigillaire est désormais possible.

Venez apprendre plus sur ces modules et les tester avec de vrais exemples tirés de la base SIGILLA le 20 mai avec Laurent Hablot et Catherine Kasteleiner.

Une inscription (gratuite) est obligatoire pour assister aux ateliers. Il y a un nombre restreint des places disponibles, donc, réservez votre place aujourd’hui !
Pour plus d’informations et pour vous inscrire aux ateliers, rendez-vous sur le site de Biblissima+ via ce lien.

A très vite au Campus Condorcet !

« Sous le sceau de l’Europe » : une exposition en ligne vous présente quelques sceaux européens


Aboutissement de son travail, un stagiaire-archiviste des Archives de l’UE propose une exposition inédite sur les sceaux des premières communautés européennes. À partir d’une étude récente concernant les usages qui en sont faits, il éclaire comment un objet matériel se fait un instrument de légitimation juridique et symbolique.

  • Nicolas KERNEL

Jeune archiviste et historien de formation, Nicolas Kernel a soutenu le 13 novembre 2025 son master en Gestion contemporaine des archives de l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse. Son travail de fin d’étude s’est construit autour d’un article rédigé lors de son stage aux Archives historiques de l’Union européenne (AHUE) à Florence, expérience in situ unique achevant son master en archivistique. Saluée par les félicitations du jury pour son approche novatrice, cette étude de l’usage et des symboliques iconographiques du sceau a particulièrement retenu l’attention des examinateur·rices, pour l’originalité du sujet de cette recherche à la croisée de l’histoire institutionnelle, de la diplomatique et des pratiques documentaires.

Pour marquer la fin de son année de stage, Nicolas accompagné de l’équipe des archivistes des AHUE a finalement conçu une exposition en ligne illustrant son article en mettant en lumière les sceaux conservés aux Archives et invitant le public à découvrir les enjeux de pouvoirs qu’ils rescellent. Cela marque l’aboutissement de ce beau projet avec au cœur : le sceau, même contemporain !

L’exposition a également l’originalité d’être bilingue et transposable en français et en anglais. Voici le lien pour accéder à la version française : https://archives.eui.eu/fr/audio_visual/exhibitions/42/exhibition_pages/113.

Pour ce faire, par une recherche minutieuse, Nicolas a mené, entouré et soutenu par les archivistes des Archives de l’Union européenne, le récolement quasi complet de tous les sceaux alors conservés à Florence. Pour cela, il est parti dans les dépôts à la chasse du moindre sceau, en dépouillant des fonds institutionnels comme privés, et en fouillant les fonds de boîte et de tiroir !

Sceaux et usages du sceau dans les premières communautés européennes

L’article explore le rôle du sceau comme outil central de légitimation dans les premières communautés européennes, en montrant qu’il ne s’agit pas d’un simple objet formel, mais d’un véritable instrument de pouvoir symbolique et juridique. À travers une analyse des pratiques de scellement, des choix iconographiques et des règles d’usage, il met en évidence la manière dont les institutions ont cherché à rendre visibles leur autorité, à garantir l’authenticité de leurs actes et à forger une identité institutionnelle crédible. Le sceau apparaît ainsi comme un objet à la fois matériel et performatif : il certifie les documents, engage des responsabilités juridiques précises et participe à une véritable mise en scène du pouvoir administratif et judiciaire. L’étude souligne également le rôle décisif de certains acteurs, souvent issus de l’administration, dans ces processus d’uniformisation et de normalisation documentaire, révélant l’importance du travail administratif dans la construction concrète de la légitimité européenne. Pour étayer cette réflexion, l’article s’appuie sur deux études de cas complémentaires de deux institutions qu’oppose leur rapport solennel au document.

Sceau de la Cour de justice des Communautés européennes

En effet, la Cour de justice des Communautés européennes (puis dès 2009 de l’Union européenne, CJUE) adopte dès sa fondation le sceau comme un symbole fort et unifié, s’inscrivant dans une tradition judiciaire européenne de longue durée, mobilisant une iconographie classique et une référence au latin afin d’affirmer la solennité et l’autorité du droit communautaire.

À l’inverse, au sein de la Commission Euratom (Communauté européenne de l’énergie atomique, CEEA), l’usage du sceau relève davantage d’un processus administratif progressif, marqué par des pratiques hétérogènes, des ajustements successifs et une attention croissante à la responsabilité juridique et à la traçabilité des actes.

Sceau de la Commission Euratom

La comparaison fait ressortir un contraste saisissant entre une institution judiciaire attachée de continuité symbolique et une administration en pleine construction, confrontée à la nécessité de normaliser ses outils de travail. Elle révèle cependant un point commun essentiel : dans les deux cas, la maîtrise des formes documentaires et des signes d’authentification s’avère indispensable pour asseoir l’autorité des institutions européennes et rendre leurs décisions recevables, lisibles et durables.

Retour au sceau alsacien ?

« Je suis tout simplement un fondu (rires), non pas de cire, mais de sceau, objet que j’ai découvert en 2021 au tout début de mon premier master en histoire médiévale, à l’Université de Strasbourg. Devant fréquenter les archives alsaciennes pour rédiger mon mémoire de recherche, consacré à l’étude de Richard Puller de Hohenbourg, chevalier homosexuel alsacien du XVe siècle, j’ai rencontré son sceau, qui m’a permis d’adopter une approche mêlant histoire sociale, culturelle et des représentations.

« J’essaie d’ailleurs toujours de rester un membre actif du groupe SigiAl en reprenant la collecte et la saisie des sceaux alsaciens sur SIGILLA. Pour moi, le sceau est un objet au cœur de multiples intérêts : les formes matérielles de l’autorité, les processus de normalisation documentaire et la construction symbolique des institutions, du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Tout simplement fascinant, non ? »

Les Sceaux de l’Italie lombarde (VIIe – XIe siècle)

Anneau sigillaire de Rodchis, Cliché : Commune di Milano, Civico Museo Archeologico, St. 19467

Dans le cadre des conférences de la Société française d’héraldique et de sigillographie (SFHS), M. Guilhem Dorandeu présentera « Les sceaux de l’Italie lombarde (VIIe – XIe s.) » ce jeudi prochain le 16 avril à 17h.

Assistez sur place au Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (11, rue des Quatre-Fils, 75003 Paris, salle suspendue) ou bien en visio (lien de connexion : https://us06web.zoom.us/j/84081738764?pwd=AsnjZErxWbZLLAjFjyy4ddjSVLHRB5.1

Membre de l’Ecole française de Rome, M. Dorandeu nous parlera des sceaux trouvés dans le cadre de ses recherches. Une conférence qui s’annonce passionnante et à ne pas rater !

Pour plus d’informations, consultez les Actualités de la SFHS et sa newsletter datée avril 2026.

Les Actualités de l’Alsace

L’antenne régionale de SIGILLA, SigiAl – Sigillographie de l’Alsace – continue sa collecte et son travail de numérisation des sceaux conservés dans la région. Pour rappel, ce projet porté par Thomas Brunner de l’Université de Strasbourg et l’UMR 3400 ARCHE, a vu le jour fin 2019. Grâce aux efforts d’un réseau de volontaires, d’étudiants et d’universitaires, les Alsaciens ont trouvé la bonne formule. Lors d’une réunion d’équipe récent, SigiAl a fait un point d’étape et les résultats étaient époustouflants !

La base SIGILLA comprend plus de 14 000 empreintes alsaciennes – ce qui fait que bientôt 1 empreinte sur 4 vient d’Alsace. Avec un corpus de plus de 9 000 actes photographiés, SIGILLA devient la plus grande source en ligne pour les chartes alsaciennes.

L’équipe travaille grâce aux collectes individuelles des collaborateurs mais aussi de manière collective lors des journées de collecte ou des ateliers de saisie. De tels événements sont organisés chaque mois ce qui permet l’inclusion de plusieurs contributeurs et la possibilité de se rendre aux archives diverses. Ainsi, l’équipe était au 1er avril à Reichshoffen pour traiter les archives privées de De Dietrich.

Surveillez bien la base SIGILLA pour les nouveaux ajouts de nos amis alsaciens et bravo à toute l’équipe ! Continuez comme ça !

Pour apprendre plus sur SigiAl et ses activités, consultez son carnet hypothèses.

Scènes de chasse sur les sceaux

Arch. dép. Aube, 3 H 2302,
(c) Arch.Dép. Aube

Les Archives départementales de l’Aube souligne une œuvre exceptionnelle chaque mois. C’est une belle façon de montrer la diversité et la richesse de ses collections. En juin 2023, l’œuvre du mois portait moins sur une œuvre spécifique et plutôt sur un ensemble : les scènes de chasse représentées sur les sceaux dans la Champagne du XIIIe siècle. Écrit par Arnaud Baudin, c’est un sujet tout à fait passionnant avec des exemples époustouflants de sceaux !

L’article est à lire ou à redécouvrir sur le site des Archives.

Bonne lecture !

Prochaine conférence de la SFHS 19/03

La prochaine conférence de la Société française d’héraldique et de sigillographie aura lieu ce jeudi, le 19 mars à 18h. Animée par M. Michel Nassiet, professeur émérite d’Histoire à l’Université d’Angers, la soirée portera sur « L’héraldique et la datation des romains médiévaux : le case de Flamenca (XIIIe siècle) ».
La conférence sera uniquement en visioconférence. Voici le lien de connexion et vous trouverez plus de précisions sur l’annonce.

Ne manquez pas cette soirée qui s’annonce passionnante !

Etude d’un sceau équestre du chevalier zélandais Wolfert van Borselen

  • Daniel KELLER

Wolfert I van Borselen (Borssele), seigneur de Veere et Sandenburch (1250-1er août 1299), vassal du comte de Hollande, est sans doute un personnage historique majeur1: fondateur de Veere, constructeur du château de Sandenburch, il est le chef de file de la noblesse zélandaise, œuvrant pour l’autonomie et la charte foncière de la Zélande. C’est lui qui jette les bases de la grande position et de la richesse de sa famille. Elle appartenait probablement à l’origine à la petite noblesse terrienne dont émerge au XIIIème s. une noblesse de cour avec notamment la famille Borssele. Mentionné pour la première fois en 1271, Wolfert I est cosignataire en 1276 avec Floris V, comte de Hollande d’un traité (commercial), avec les marchands de Deventer. Vassal du comte de Hollande en 1280, il est fait chevalier en 1284. Entre 1290 et 1296 il choisit le camp de Guy de Dampierre, comte de Flandre, qui revendiquait la souveraineté sur la Zélande puis se réconcilie avec le comte de Hollande Floris V. Après l’assassinat de ce dernier en 12962, il devient un des principaux conseillers de son fils Jan I qui lui accorde plusieurs fiefs. C’est peut être une raison pour faire fabriquer de nouvelles matrices dont la plus grande est à peine plus petite que celle du comte3 . Il se débarrasse de son principal rival Jan van Renesse, bailli de Hollande méridionale, qui fuit en Flandre et étend considérablement ses propres possessions. Finalement il s’empare de toute l’autorité du gouvernement qu’il utilise pour s’enrichir. Sa soif du pouvoir lui vaut l’hostilité des nobles Hollandais et des habitants des villes néerlandaises. Le 1er août l’aristocrate détesté qui exerçait le pouvoir réel dans le comté en profitant de son ascendant sur le jeune comte Jan I, est assassiné par ses opposants à Delft4.

Plusieurs grands sceaux équestres sont connus entre 1277 et 1298 par leur empreinte ou leur moulage conservés dans les Archives générales du Royaume de Belgique5, les Archives départementales du Nord6, la collection de moulages des Archives nationales de France7, décrits dans le Corpus Sigillorum neerlandicorum8, ou représentés dans l’ouvrage de Raadt9 (Sceaux armoriés des Pays-Bas). Le chevalier tourné vers la dextre est coiffé d’un heaume ovoïde cimé d’un panache en forme d’éventail, chacun se terminant par une petite croix, revêtu d’une cote d’armes couvrant son haubert. De sa main gauche, il tient un écu portant ses armoiries, une fasce à trois étoiles à cinq raies en chef, armoiries qu’on retrouve sur la housse de cheval. Il brandit une épée de sa main droite. Des ailettes protègent ses épaules. La légende du sceau se lit de la façon suivante : « ISTVD SIGILLVM EST DMI WLFARDI DE BARSALIA  MILITIS». Le contre-sceau est héraldique et porte la légende : « SECRET WLFARDI DE BARSALIA ».Le diamètre du grand sceau est de 68 mm.

Matrice du sceau de Wolfert van Borsele Rijksmuseum Amsterdam

Par ailleurs une matrice datée des années 1298-1299 ainsi qu’un dessin10 sont conservés au Rijksmuseum d’Amsterdam11.

Dessin de la matrice Rijskmuseum Amsterdam

Une belle reproduction très fidèle à l’original, à l’exception d’une chainette plus courte et de l’appendice de préhension du contre-sceau, existe dans une collection particulière.

Reproduction de la matrice

Son empreinte est représentée sur la page de garde d’un ouvrage d’un historien hollandais Dirk Leendert Roth 12.

Elle diffère légèrement des empreintes plus anciennes par le cimier en forme d’éventail ou d’écran, la têtière du cheval et la position de la tête du destrier ainsi que par son diamètre 78 mm selon le Rijksmuseum13 et selon Alphen14. C.Hoek15 émet l’hypothèse que Wolfert I aurait ainsi fait réaliser entre 1298 et 1299, peut-être par un orfèvre allemand, une nouvelle matrice, plus grande que la précédente (68mm), la plus grande possible mais sans s’autoriser à égaler celle du comte Jan (80mm) ou Floris V (84mm)..Le cimier différent serait-il la marque distinctive d’une autre branche ou une brisure ?  « Des mêmes familles portant des cimiers différents »…. « Au XIII ème s. son (cimier) emploi est assez irrégulier : les uns le portent, les autres n’en ont pas ou bien en changent selon leur caprice ». « Encore voit-on, quelquefois, les fils, surtout les cadets, en prendre un autre que le chef de famille »16.8 Selon Raadt17, « Une certaine fantaisie (avant le XIV ème s.) a régné dans l’emploi des cimiers »… On ne peut pas non plus écarter une certaine marge de manœuvre de l’orfèvre qui l’a gravée.

Il aurait perdu son sceau ou l’aurait rendu délibérément introuvable en le jetant au moment de sa fuite en 1299 pour éviter que les chartes rédigées par ses adversaires ne soient ratifiées avec son sceau. La matrice, avec le contre sceau, a été retrouvée en 1870 lors des grands travaux de dragage effectués aux Pays-Bas entre 1866 et 1872 pour créer la « Nieuwe Waterweg » (la nouvelle Meuse) de Rotterdam à la mer. L’endroit le plus logique serait la Nouvelle Meuse près de Rotterdam où Wolfert a passé les dernières années de sa vie18. L’œuvre a été ensuite vendue en 1877 lors d’une vente aux enchères au Nederlandsch Museum, le futur Rijksmuseum d’Amsterdam où elle est conservée aujourd’hui19.

En conclusion on pourrait énoncer l’hypothèse suivante expliquant l’existence de deux sceaux équestres avec de légères variantes. Une première matrice d’un sceau équestre a été utilisée de 1277 à 1298. Abîmée ou usée ou perdue, elle aurait été remplacée après le 28 mars 1298 par une seconde plus grande. Pour Arnaud Baudin, Directeur adjoint des archives de l’Aube, « on ne change pas de cimier sans motif ». La modification peut traduire une volonté de s’affirmer estime Clément Blanc-Riehl, responsable des collections sigillographiques des Archives nationales. Les armes du chevalier sont ainsi montrées quatre fois (cimier, têtière, écu et housse du cheval). L’augmentation de taille traduirait sans doute une meilleure position politique ou des prétentions nouvelles.

Notes – De Raadt cite trois empreintes de diamètre 70 mm pour les années
1292, 1298 et 1299. C.Hoek émet l’hypothèse que la nouvelle matrice
aurait été réalisée après le 28 mars 1298, alors que l’ancienne était encore
utilisée…
-Dans le cas du sceau de 1298-1299, les auteurs évoquent tantôt 78mm
tantôt 75 mm comme la copie également. (col. part.)
-Gijs van der Ham parle de deux matrices mais ne précise pas s’il s’agit
de deux matrices ou d’une matrice et du contre-sceau .
Un problème non résolu : La copie de la(ou d’une) matrice a un diamètre de
75 mm alors que le modèle celui du Rijksmuseum fait 78 mm…
Voir aussi les chartes de Hollande et de Zélande :
Oorkoondenboek van holland en Zeeland tot 1299- https://www.huygens.knaw.nl
Notamment une charte du 30 octobre 1290.

Sources :

1 Dictionnaire biographique des Pays-Bas,1854.

2Alphen, Provinciale Nordbrabantsche en ‘s—Hertogenbossche courant 12 augustus 1870.

3Gijs van der Ham : « Zegelstempel van een ridder » in De geschiednis van Nederland in 100 voorwerpen ,Rijksmuseum, 2013.

4Obreen…(Dr.Henri) Het geslacht van Borselen in De Nederlandsche Leeuw,1927, Jahrgang 45 p.363-364.

5Archives Générales du royaume de Belgique, Chartes de Flandre, n°18889.

6Archives départementales du Nord, inventaire des sceaux de Flandre, Chambre des Comptes, n°611.

7Collection de moulages des Archives nationales de France, sceaux de Flandre n° F 611.

8Corpus sigillorum neerlandicorum, n°759 et 760.

9Raadt (J.-Th. De), les sceaux armoriés des Pays-Bas et des pays avoisinants, 1898, pp.80,89, 295-296,315.

10Derkinderen(Antoon), Schetsboek met 51 bladen, 1892-1901.109.Roth (Dirk Leendert ), Ene stille waerheyt va1n sware dingen,Delft,2007. https://id.rijksmuseum.nl/200606527

11Rijksmuseum d’Amsterdam, zegels et fiche d’inventaire, https://id.rijksmuseum.nl/20048407

12Dirk Leendert Roth, Ene stille waerheyt van sware dingen,,Delft,,2007.

13Belaerts van Blockland (Dr.W.A.),De zegels der Graven van Holland , in De Nederlandsche Leuw, p.135-136.

14Alphen, Provinciale Nordbrabantsche en ‘s—Hertogenbossche courant 12 augustus 1870.

15Hoek (C.), heraldik uit boden-en baggervondsten, in De nederlandsche Leeuw, Jaargang CX, nr.7-8, juli-augustus,1993,p.303-311.

16Raadt (J.-Th. De), les sceaux armoriés des Pays-Bas et des pays avoisinants, 1898, pp.80,89, 295-296,315.

17Raadt (J.-Th. De), les sceaux armoriés des Pays-Bas et des pays avoisinants, 1898, Tome I, p.89.

18Raadt (J.-Th. De), les sceaux armoriés des Pays-Bas et des pays avoisinants, 1898, pp.80,89, 295-296,315.

19Rijksmuseum d’Amsterdam, zegels et fiche d’inventaire, https://id.rijksmuseum.nl/20048407

Heraldica nova – à nouveau sur le fil des actualités

Beaucoup entre vous se souviennent du carnet de recherche Heraldica nova. Ce blog scientifique géré par la chaire de Digital History à l’Université Humboldt de Berlin existe depuis 2013 et est un lieu de discussion sur l’héraldique – à la fois dans le sens culturel et historique.

Ce dernier temps, ce blog a connu une phase de sommeil – qui était très régénérative. Puisque désormais Heraldica nova a un nouveau souffle. Grâce au lancement du projet franco-allemand HERALDIC – Heraldic Identity in Context, ce blog se relance dans les discussions actuelles autour d’héraldique.
N’hésitez pas à le consulter régulièrement pour avoir toutes les nouvelles sur le sujet.